À la découverte des paysages éthérés de l'île d'Andøya, on comprend vite pourquoi Mariell Lind Hansen a développé une telle sensibilité pour les lieux propices à l’introspection. Co-fondatrice de House of Hulda, elle a grandi dans ces terres boréales avant de s’envoler à seize ans pour Londres. C'est là qu'elle a forgé sa pratique photographique, au croisement de l'architecture, du design et de la culture, tout en co-dirigeant pendant sept ans Benk & Bo, un espace créatif emblématique de l'Est londonien.

Son partenaire, Ezra Meaden, est un artisan menuisier britannique dont le talent s'exprime aussi bien dans l'ébénisterie sur mesure que dans les décors de cinéma. L’aventure House of Hulda est née de la rénovation de leur propre maison sur l’île. Ce qui ne devait être qu'un refuge privé s'est transformé en une évidence : le besoin de partager l'énergie brute et presque surnaturelle de ce paysage arctique. Aujourd'hui, la résidence est un lieu défini par le silence, le respect de la matière et le rythme lent du Grand Nord.

Rise Art s’est récemment associé à House of Hulda pour lancer un cycle de résidences, inauguré par Henry Ward et Fa Razavi. Nous avons posé trois questions à Mariell Lind Hansen pour comprendre l’impulsion derrière ce programme et les valeurs qui portent notre collaboration.
Pourquoi avoir créé House of Hulda ?
Tout a commencé de manière assez inattendue. J’ai grandi sur l’île d’Andøya, dans l’Arctique, où l’immensité et la solitude ont forgé mon rapport à la création. Bien des années plus tard, mon mari Ezra et moi y avons restauré une maison pour nous y installer. Nous avons vite réalisé que nous ne pouvions pas y vivre à plein temps, tant l'isolement est fort. Un jour, Ezra a suggéré d'inviter des amis artistes à séjourner ici pour créer des œuvres pour nos murs. Ce fut le déclic. Ce qui était notre foyer est devenu l’aboutissement d’un vieux rêve : offrir aux artistes un sanctuaire en pleine nature pour ralentir et retrouver leur propre rythme.

Qu’est-ce qui vous a menée à collaborer avec Rise Art ?
Cette collaboration nous a semblé naturelle dès le départ. Chez House of Hulda, notre mission est de soutenir les artistes à des moments charnières de leur parcours, une ambition que nous partageons avec Rise Art. Lors de nos premiers échanges, nous avons tout de suite ressenti cette convergence de valeurs et une curiosité commune sur la manière de créer des opportunités porteuses de sens. Inviter des artistes de la communauté Rise Art dans le calme absolu d'Andøya était le prolongement logique de ce dialogue.

Lors de votre première sélection, qu’est-ce qui vous a attirée chez Henry Ward et Fa Razavi ?
Pour House of Hulda, nous marchons autant à l’instinct qu’à la méthode. Le travail de Henry Ward et de Fa Razavi s'est imposé immédiatement, notamment par leur usage de la couleur et la charge émotionnelle de leurs œuvres. Ce qui est fascinant, c’est que bien qu'aucun des deux ne peigne de paysages au sens strict, leur travail dégage une sensation d’espace et d'immensité. Cette sensibilité résonne parfaitement avec l'expérience d'immersion totale dans l'environnement arctique.

Découvrez dès maintenant la série d'œuvres créées sur place par Henry Ward et Fa Razavi, et explorez nos autres résidences artistiques à travers le monde, véritables refuges d'inspiration pour les artistes.
