Né en 1995, le photographe et médiateur artistique Emile Kees vit et travaille aujourd’hui à Édimbourg. Sa pratique artistique explore les notions de foyer, les mécanismes de la mémoire et l’intimité queer, naviguant de façon continue à la frontière séparant les espaces naturels des environnements construits.
Une éducation plastique et nomade
Emile Kees grandit au sein d’une communauté familiale d'artistes réunissant sculpteur, peintre, potier et créateur de mode dans une maison mobile durant les années 1990. Cet environnement transdisciplinaire et collaboratif façonne son rapport aux volumes, à la matière et à la performance.
En 2019, il construit sa première chambre noire à partir de matériaux de récupération et se forme en autodidacte aux techniques analogiques. Il valide ensuite ce parcours technique et conceptuel par l’obtention d’un diplôme certifiant du Centre international de la photographie de New York.
La matière du temps et du quotidien
La signature visuelle d'Emile Kees repose sur la rigueur d'un travail de laboratoire entièrement fait main. Dans son studio d’Édimbourg, il tire toutes les images individuellement à l'agrandisseur, conférant à ses épreuves argentiques une présence presque microscopique et sculpturale. Ses compositions s’attachent à la poésie des coïncidences quotidiennes et aux scènes banales qu'il retravaille pour fixer le passage du temps.
Parallèlement à sa création, il transmet son savoir-faire technique lors de cours et d'ateliers au sein d'institutions comme l'université de Cambridge ou le Centre international de la photographie. Depuis 2023, ses œuvres ont été exposées à New York, en Écosse, en Angleterre et en Suisse.
En 2026, en collaboration avec Montcalm Collection, Rise Art présente Souvenirs, une exposition monographique explorant la manière dont la mémoire façonne et déstabilise notre perception des lieux.